Le projet : restaurer l’église Saint Hilaire et Saint Roch, abîmée par l’humidité
L’extérieur de l’église subit d’importantes remontées d’humidité, sur une hauteur d’environ trois mètres. Quant à l’extérieur, les murs des chapelles seigneuriales nord et sud sont lézardées de nombreuses fissures structurelles, et des pierres se déchaussent. De même, les enduits sont très dégradés et décollés, que cela soit dans les chapelles nord et sud, la sacristie et la coupole. Il y a aussi des traces de salpêtre et de moisissures, notamment au niveau des vestiges de peinture mural dans le chœur, qui sont donc très altérées et en cours de disparition. Enfin, le mobilier religieux -confessionnal, autel, retable, statuaire, est attaqué par les insectes xylophages. Le projet comprend donc des travaux intérieurs, avec la reprise des désordres structurels, la réfection des enduits, la restauration des décors et du mobilier ; mais aussi des travaux extérieurs avec la révision des couvertures, de la cuivrerie, des aménagements et illuminations.
- 27 mai 2019
Sélection du projet dans le cadre de la deuxième édition de la Mission Patrimoine portée par Stéphane Bern
- Février 2021
Début des travaux
- Début 2022
Fin prévue des travaux
Le lieu et son histoire : une église du XIIe siècle au cœur de la Haute-Loire
Au XIIe siècle, l’église paroissiale de Beaumont faisait partie du chapitre de Saint Julien de Brioude. Elle fut liée par la suite à la famille de Rochefort d’Ally, puisque certains de ses membres entrent au chapitre, et l’église connait alors des remaniements avec l’ouverture des chapelles nord et sud. La chapelle sud abrite par ailleurs le caveau de la famille de Gouzel, propriétaire jusqu’à la Révolution du château de Lauriat tout proche. L’actuelle église fut d’abord une église primitive romane, couronnant une colline rocheuse, possédant une nef unique en berceau, une vaste croisée supportant le clocher et une abside semi-circulaire. Elle a conservé des vestiges de peintures murales, mais l’élément le plus remarquable est l’œuvre peinte sur le mur de l’abside, représentant la scène de la descente de croix, qui pourrait dater du XIVe siècle. L’église compte aussi deux éléments classés Monuments Historiques : un christ en croix en bois polychrome datant de la fin du XIIe siècle, et un tabernacle à exposition en bois doré du XIIIe siècle, mais qui a perdu quatre éléments de décors, probablement volés.
Les partenaires
La Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ, contribue à la sauvegarde du patrimoine français dans toute sa diversité.
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