Un peu d'histoire
Au carrefour des routes entre la France, le Saint Empire, l'Italie et la Suisse, Lyon, qui a intégré la couronne de France en 1312, devient à partir du XVe siècle une ville de foires et de négoce, dont le rayonnement attire marchands, artistes et pèlerins de toute l'Europe. Cette affluence impose de repenser l'accueil et le soin des malades et des blessés : l'Hôtel-Dieu, établi à l'entrée de la ville sur le Rhône, est agrandi et transformé. Au XVIIe siècle, ses recteurs le reconstruisent sur un modèle italien, quatre rangs qui se croisent autour d’un dôme et associés à une grande chapelle. Celle-ci est achevée en 1655, quelques années après l’ouverture, à proximité, de l'hôpital de la Charité, qui bénéficie également des influences baroques et s’ouvre aux orphelins et aux indigents. Au XIXe siècle, l’Hôtel-Dieu et la Charité embrassent la médecine moderne et accueillent de nombreuses sœurs hospitalières qui utilisent quotidiennement les chapelles hospitalières. Les hôpitaux restent au centre de cette ville-carrefour : en 1848, c’est la chapelle de « l’hôpital majeur de Lyon », l’Hôtel-Dieu, que le cardinal de Bonald choisit pour accueillir un retable reliquaire contenant 651 reliques et destiné à la vénération de tous ceux que Lyon accueille.
Le projet de restauration
La restauration de la chapelle de l’Hôtel-Dieu, entreprise en 2008 par les Hospices Civils de Lyon en partenariat avec la Fondation du patrimoine, rend justice au caractère emblématique de cet édifice dans la ville de Lyon. Son décor intégral en trompe-l’œil du XIXe siècle épouse parfaitement son architecture baroque du XVIIe siècle. Propriété sans discontinuité des Hospices Civils de Lyon et ouverte sur la ville depuis sa construction, toujours consacrée et louée au diocèse depuis 2015, la chapelle de l’Hôtel-Dieu, classée Monument historique, est à la fois hospitalière, artistique et spirituelle. Les deux dernières chapelles latérales à restaurer ne sont pas des moindres. La chapelle de la Charité rend hommage à l’hôpital de la Charité, qui a été un lieu majeur de naissance, d’accueil des plus vulnérables et des enfants abandonnés, jusqu’à sa destruction en 1934. La chapelle des Reliques abrite un retable reliquaire unique au monde par le nombre de reliques et par l’architecture, qui s’inspire de deux édifices iconiques hospitalier pour l’un, l’hôtel des Invalides, et spirituel pour l’autre, la basilique Saint-Pierre de Rome.
La mobilisation
Les deux chapelles latérales présentent un état d'encrassement et de dégradation préoccupants. Les travaux portent sur la restauration des décors peints, des enduits, des boiseries et des éléments sculptés. Ils font intervenir des artisans qualifiés de nombreux corps de métiers d’art du patrimoine qui mettent en œuvre des matériaux et techniques traditionnels (restauration de peintures murales, taille de pierre, enduits à la chaux, pigments naturels, dorure…).
Vos contreparties
Les contreparties sont à la charge du porteur de projet.
La Fondation du patrimoine se décharge de toute responsabilité en cas de préjudice.
Pour 20€
Remerciements personnalisés par courriel
Pour 60€
Remerciements personnalisés par courriel + 1 entrée à une visite guidée
Pour 100€
Remerciements personnalisés par courriel + 1 entrée à un concert
Pour 500€
Remerciements personnalisés par courriel + mention sur la plaque des mécènes (sous réserve d'accord)
Pour 1200€
Remerciements personnalisés par courriel + visite guidée du Grand Hôtel-Dieu et de la Chapelle (20 pers. maximum)
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