Le projet : œuvrer à la renaissance du théâtre du château de la Roche-Guyon
Aux côtés de Riccardo Gordiano, architecte en chef des Monuments historiques, et en étroite collaboration avec les services du ministère de la Culture – la DRAC Île-de-France –, nous poursuivons activement les études préparatoires à ce chantier ambitieux. Je
- Juin 2019
Sélection du théâtre dans le cadre de la Mission Bern
- 21 septembre 2019
Lancement de la première collecte de dons pour la restauration du théâtre
- A venir...
Un second souffle pour le théâtre de la Roche-Guyon !
Le lieu et son histoire : un témoin rare des théâtres de société de la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Construit à partir de l’automne 1768, à la demande de la duchesse d’Enville, propriétaire des lieux, le théâtre du château de la Roche-Guyon est aménagé sous le Grand Salon, faisant du lieu un théâtre souterrain.
Il est l’un des rares exemples encore visibles du développement des théâtres de société de la seconde moitié du 18e siècle. De taille plus modeste qu’un grand théâtre parisien, situé sous le grand salon des tapisseries, ce théâtre, pouvant accueillir entre 40 et 50 spectateurs, est luxueusement équipé et permet la mise en scène de véritables représentations, avec changements de décors.
Des troupes professionnelles et amateurs y présentaient des opéras comiques et des pièces de théâtre, autant de divertissements caractéristiques de la vie sociale des maisons de campagne.
Petite anecdote pour les fans de BD: le Château de La Roche-Guyon abrite"le Chronoscaphe" d'Edgar P.Jacobs découvert dans l'album "Le piège diabolique" de la série Blake et Mortimer. En effet, un exemplaire de cette machine à remonter le temps a été réalisée par les élèves du lycée Le Corbusier de Cormeilles-en-Parisis.
Cela n'est pas un hasard, car dans la BD, l'histoire et les aventures de Blake et Mortimer se déroulent principalement au château de La Roche-Guyon.
La mobilisation : un nouveau souffle pour le théatre
Grâce aux différents professionnels réunis au sein du comité scientifique dédié, nous savons désormais que le projet doit évoluer. Il est aujourd’hui établi que la restauration du Théâtre devra être menée à l’identique, conduisant à une restitution fidèle de l’état de 1764, année de sa construction. Cette orientation, exigeante et enthousiasmante, permettra de recréer un objet muséographique exceptionnel, offrant au public la possibilité de comprendre la merveilleuse petite machinerie, véritable concentré d’ingéniosité propre aux théâtres de société du XVIIIᵉ siècle. Considéré comme le premier de son genre en France, il retrouvera ainsi toute sa cohérence esthétique, architecturale et symbolique. Je souhaite également vous préciser que, si les sommes collectées ne pourront finalement pas être consacrées à la restauration du Petit Théâtre comme lieu de représentation – ainsi qu’initialement envisagé –, elles contribueront pleinement au financement de ce nouveau projet muséographique, ambitieux et unique. Elles viendront en effet abonder la prochaine collecte, dont le lancement est prévu en juin 2026, afin de permettre la réalisation de cette restitution exceptionnelle.
L’expérience proposée au visiteur sera unique : découvrir une salle de spectacle et son plateau entièrement équipés, pour une immersion totale dans l’univers d’un théâtre de l’Ancien Régime. En revanche, il apparaît clairement que ce lieu ne pourra pas accueillir de représentations contemporaines : sa vocation sera celle d’un espace d’interprétation et de compréhension du spectacle à la fin du XVIIIᵉ siècle.
Les partenaires
La Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ UNITED, contribue à la sauvegarde du patrimoine français dans toute sa diversité.
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