
Le projet : rouvrir une église en état de péril au public
Construite en 1743, l’église Notre-Dame de la Visitation est fermée au public depuis 2016. L’église ne répond plus aux normes parasismiques depuis qu’elle a été fragilisée par le séisme du 29 septembre 2009.
Les maçonneries en béton ou pierre subissent des remontées capillaires et une desquamation de leur enduit de finition. Les bétons sont très abîmés et une grande fissure verticale traverse l’entablement et le fronton de la façade ouest. La corrosion des couvertures en tôles dégrade les charpentes par infiltration et de nombreux solins sont dégradés ou absents. Le clocher en béton armé souffre particulièrement de l’oxydation des fers qui fait éclater le matériau. Sa couverture en béton ne fait plus office d’étanchéité. Les appuis des fenêtres sont fissurés, les abat-sons en bois sont dégradés et le paratonnerre et le beffroi sont oxydés.
Après des travaux d’urgence, les travaux viseront à sécuriser le vaisseau principal et les bas-côtés et à restaurer les deux sacristies et l’avant-chœur de l’édifice, le clos-couvert du chœur et de la nef.
- Mars 2026
Sélection par la Mission Patrimoine
- Eté 2026
Début des travaux
- Fin 2027
Fin prévisionnelle des travaux
Le lieu et son histoire : une paroisse victime de multiples catastrophes naturelles
La paroisse actuelle est le résultat d’une succession de structures, détruites puis reconstruites au gré des aléas climatiques, sismiques et de l’évolution de la population.
En 1813, un cyclone endommagea l'église et les paroissiens décidèrent collectivement de la reconstruire 10 ans plus tard. Son clocher fut ensuite démoli en 1839 par un tremblement de terre. Dans les années 1870, l’église est agrandie et embellie, et dotée d’un déambulatoire – élément rare pour les édifices cultuels de l’île – ainsi que de décorations dans le sanctuaire.
Emportée par un cyclone en 1891, la toiture est réparée et l’édifice rouvre en 1903. Il est ensuite restauré avec des éléments en béton au cours du XXe siècle. Ces pierres, de différents matériaux et époques, reflètent aujourd’hui l’histoire de la ville. Survivante de ces différents aléas, la pierre millésimée de l’autel d’origine, datée de 1773, est encore visible.
La mobilisation : une réhabilitation au service de la redynamisation du centre-bourg
La réouverture de l’église est très attendue des fidèles. Ce projet, porté par la commune, s’inscrit dans un projet de redynamisation du centre bourg dont l’édifice est un point central, ce qui contribuera à renforcer l’attractivité des rues adjacentes et permettra de lutter contre la désertification urbaine constatée au Gros-Morne.
La Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ UNITED, contribue à la sauvegarde du patrimoine français dans toute sa diversité.
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