EGLISE SAINT PIERRE A FABRAS

L’église de Fabras est située au cœur d’un village labélisé « Village fleuri » pour la qualité de son accueil, le respect de l’environnement et la préservation du lien social, un village inscrit dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche. Face à la montagne Sainte-Marguerite, elle domine la vallée de l’Ardèche depuis 900 ans. Mais voilà… l’église de Fabras est une belle endormie. Elle s’est abandonnée au fil des siècles, dissimulée sous des couches d’enduits et de crépis. Certains travaux menés des années 1949 à 1985 étaient destinés à protéger, à rendre propre comme on dit aussi bien à l’intérieur comme à l’extérieur en masquant involontairement son intérêt patrimonial.
Primitivement, le bâtiment solide, dédié à Saint Pierre et dont les fondations remontent au XIIème siècle ne possédait qu’une seule nef avec une voûte en berceau. Au XVIème siècle, on y ajoute une aile qui abrite trois chapelles. Une de ces chapelles a été fondée en 1631 par les Chanaleilles, seigneurs du Château du Pin. Leurs clefs de coûte en croisées d’ogive, avec ses arcs gothique, la taille, est soutenue par des culs-de-lampe à tête humaine. Le cintre du porche en arc roman est soutenu par deux sculptures qui ont été martelées. Une architecture à la simplicité harmonieuse qui engendre une acoustique excellente.
Le clocher à peigne, à cinq arches, typique des églises de la Cévennes ardéchoises, abrite une cloche vieille de plus de quatre siècles qui mériterait d’être classée : elle date de 1656, a un diamètre de 770 mm et pèse environ 275 kg. Elle porte gravée dans le bronze, une inscription en latin « De la foudre et de la tempête délivrez-nous Seigneur. Saint Pierre priez pour nous ». La cloche était muette depuis des lustres. Son mécanisme a été réparé en 2010 : elle égrène à nouveau les heures mais son mécanisme défectueux ne permet plus de sonner l’Angélus.
Lorsque la commune de Fabras décide en 2013 de refaire une toiture qui était en piteux état, la question d’une restauration globale se pose : des sondages effectués sur la façade révèlent, sous les couches de crépi, un appareil de solides pierres en grès. Plus on dégarnit les pierres, plus l’évidence s’impose… Il faut réveiller la belle endormie, lui redonner vie. Un choix conforté par Armand Guérin, ingénieur du Patrimoine, qui propose son aide gracieuse à la commune et a suggéré d’effectuer des sondages à l’intérieur de l’église : cette fois, sous les crépis intérieurs, apparaissent des fresques des XVIIIème et XIXème siècles (qui rappellent celles de l’église de Nieigles) : motifs floraux, croix de Saint André, notamment. Les culs-de-lampe qui soutiennent les croisées d’ogives des voûtes étaient noyés sous les enduits : ils révèlent soudain de belles petites têtes finement peintes ; aux nervures des arcs, la pierre de taille réapparaît…
Alors on se prend à rêver, à se dire que l’église de Fabras mérite décidément une vraie restauration et, pourquoi pas, de se doter d’un carillon de 5 cloches dans son clocher à peigne ! Sa restauration permettrait en outre de l’inscrire dans le circuit des églises romanes du département. Un atout touristique supplémentaire pour une commune qui, avec son village et deux très beaux hameaux (Les Soulhets et la Chareyre), d’imposantes bastides, le Château du Pin et ses jardins labellisés « Jardin remarquable » par le Ministère de la Culture, possède déjà un ensemble patrimonial de grande qualité.

Médias

Nature des travaux

Le projet de réhabilitation global prévoyait sur plusieurs années, plus de 100 000 euros de travaux de mise en valeur, effectués suivant les subventions, aides financières qui ont été  obtenues mais également grâce à trois souscriptions publiques (auprès des particuliers et des entreprises) avec la Fondation du Patrimoine (fondation créée en 1996 et reconnue d'utilité publique).

Une  première souscription en 2014 a  permis une réfection totale de la façade et redonné son aspect d’origine à l’église.

La deuxième souscription en 2015 a porté sur la réparation de la cloche existante et la mise en place de deux nouvelles cloches ainsi que le financement d’une étude sur les peintures et décors intérieurs de l’église.

La troisième souscription porte sur la restauration intérieure de l’église

L’intérieur de l’église est  très dégradé. Une étude effectuée par l’atelier Jouve-Malfatto en 2015 (à voir ici) a répertorié les différentes  couches successives des décors originels jusqu’à la peinture actuelle. Il a été mis en évidences des décors anciens, notamment une litre, qui porte les armoiries de la famille Chanaleilles, présente sur les murs. C’est une peinture de grande qualité. Elle est exécutée « à fresque », une rareté en Ardèche. L’artiste qui la produite n’était certainement pas un artisan local, elle atteste aussi des moyens financiers et (ou) de l’importance du seigneur qui l’honore. Il est donc nécessaire d’intervenir pour  consolider et protéger tous les décors.

Cette tranche de travaux a pour objectif de consolider les peintures intérieures pour préserver les décors, stopper leur dégradation et pour pouvoir les restaurer dans le futur.

Il était également prévu la pose de dalles anciennes pour uniformiser le sol tout en gardant le caractère ancien du site (travaux réalisé en 2017).

faire un don
et calculer vos avantages fiscaux

Vous bénéficiez d'une défiscalisation de: - €

devenez acteur
de la fondation du patrimoine